Pâques approche. Nous entrerons dimanche prochain dans la semaine sainte. Elle nous conduira à la lumière de Pâques après avoir célébré la Cène puis accompagné, autant qu’il nous aura été possible, Jésus dans sa passion et dans sa mort. Ce chemin du Christ, nous le connaissons bien. Il n’est ni du dolorisme, ni de la science-fiction. Il s’agit de l’itinéraire du Fils de Dieu conduit à la mort par la jalousie, l’aveuglement et l’entêtement de certains.Ce dimanche nous sommes conduis, comme en prémices, à nous souvenir de ce chemin du Christ. L’Évangile nous parle de la Gloire de Dieu. Cette gloire de Dieu que nous avons à rechercher par et dans toute notre vie. Servir la Gloire de Dieu c’est comprendre l’importance que Dieu a dans l’histoire de l’humanité mais surtout dans notre propre histoire. Il s’agit de comprendre son désir de faire alliance avec nous ; de nous rendre coopérateurs de son œuvre, contemplatifs dans l’action de son œuvre, de sa création. Faire alliance, c’est bien le but de ce chemin de carême. Il s’agit de reconnaître Dieu comme celui qui attend, avec patience et bienveillance, que je choisisse d’aller vers Lui. Il ne s’agit pas là d’une compétition, comme nous avons pu le voir aux jeux olympiques. Il n’y a rien à gagner, pas de médailles, pas de podium, pas de gains. Tout est gratuit dans cette démarche. Pourtant nous avons des difficultés pour prendre cette route. Notre quotidien nous éloigne, parfois volontairement, de cette alliance. Nous sommes préoccupés davantage par la recherche de notre propre gloire que par la recherche de promouvoir davantage une Gloire de Dieu toujours plus grande. Et pourtant, l’Alliance est là, offerte continuellement, dans les sacrements de l’Église et particulièrement l’Eucharistie mais aussi par notre témoignage.
Dieu ne force pas la porte de notre cœur, il a tout donné en son fils Jésus et dans le don de l’Esprit mais nous, nous résistons plus ou moins involontairement. Pour avancer davantage afin de vivre ce chemin d’alliance commençons par reconnaître ces résistances. Nous pouvons le faire avec le psaume de ce dimanche, ce psaume qui confie à Dieu notre pauvreté et notre désir de conversion. Réconcilié avec Dieu et avec nos frères et sœurs nous pourrons l’annoncer par notre vie tel que nous sommes. Pour vivre ce chemin de réconciliation, il est important de nous replonger dans la grâce reçue lors de notre baptême. Cette grâce demande que nous acceptions de prendre notre part à l’annonce de l’Évangile dans l’accueil de chacun. C’est un appel à lutter contre nos catégories mentales, nos énervements et autres déplaisirs. Suivre le Christ en réconcilié c’est accepter de se laisser rejoindre par ce qui nous dépasse, ce qui nous appelle à aller toujours plus loin, plus haut en vue du plus grand service de nos contemporains qui n’est autre que le service de la plus grande gloire de Dieu.
Dans ces jours qui nous séparent de Pâques, prenons le temps de contempler le Christ dans son Évangile. Laissons-le nous appeler, interpeller ce qui sommeille en nous comme désir pour continuer de bâtir son règne par et dans toute notre vie. Nous pourrons ainsi nous laisser aller à ce désir de réconciliation avec Lui et nos contemporains pour mieux les aimer et mieux les servir dans la simplicité de nos vies, dans et par ce que nous sommes, humblement et joyeusement.

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